Shaun le Mouton ou l’art de faire oublier Wallace et Grommit


Shaun le mouton

Ce n’est pas un poisson que vous verrez le 1er avril mais bel et bien un mouton. Et ce n’est pas n’importe lequel, il s’appelle Shaun et c’est un sacré phénomène. Cet ovin est très attachant et mérite qu’on s’y arrête un temps.

Finis la campagne où on s’endort gentiment, direction la ville à la recherche de nouvelle sensation. Bien évidemment, les plans de Shaun ne se passe pas comme prévu suite à une mauvaise pente du ferme qui se retrouver propulsé également dans la ville. Autant dire qu’il va falloir sauver le soldat fermier à travers une courses poursuite. Nous allons donc retrouver le petit troupe, le chien naïf Blitzer et notre fermier dans des situations cocasses. Voilà pour la présentation, pour le reste, il faudra se procurer le précieux sésame.

Distribué par les studios canal, Shaun le mouton – le film avec tambours et trompettes alors même qu’une exposition des studios britanniques Aardman est consacrée à la Galerie des Arts Ludiques à Paris. Vous avez jusqu’au 30 août 2015 pour revoir les personnages qui font le bonheur des enfants :  Chicken Run, Wallace et Grommit, Les Pirates et naturellement Shaun le mouton.

Shaun le moutonCe n’est que le sixième long métrage (distribué par studiocanal) de ces studios fondés par David Sproxton et Peter Lord. Avec 43 ans d’expérience, ils n’ont pas une filmographie prolifique. et ils se sont surtout spécialisés dans le format court. Il faut remarquer qu’il a fallu 3 ans pour réaliser ce long métrage, autant dire que faire des boules en pâte à modeler et leur donner de la vie n’est pas une mince affaire.

Et c’est d’ailleurs là le risque, de nombreux films ont tenté le passage de la télévision vers le grand écran. Et, ne le nions pas, nous sommes souvent déçus. Sans être aussi méchant que Télérama, j’avoue que je n’ai pas accroché du tout. Cela manquait de profondeur mais c’est certainement mon regard d’adulte qui me le fait penser.

Revenons à nos petits moutons ! Le pari des réalisateurs (Mark Burton et Richard Starzak) est de transposer un format adapté aux sketches et autres facéties en une vraie histoire sans pour autant perdre son public. A ce propos, Wallace et Grommit n’avait jamais réussi à convaincre au cinéma. Si au début on adhère, à la fin on se lasse.

L’autre difficulté tient au concept même du personnage. « C’est quoi le texte ? » Aaaaaaaah oui, Shaun ne parle pas. Au moins ils n’ont pas eu de problème avec les sous-titrage. A l’image de La Guerre du feu (réalisé par Jean-Jacques Annaud et sorti en 1981), ce sont les expressions des personnages qui vont retenir notre attention. A ce niveau, je n’ai aucun doute sur la capacité des créateurs et ce ne sont pas les enfants qui vont dire le contraire.

Faites comme moi, plutôt que d’apposer un poisson dans le dos de vos enfants, collez les dans le siège de votre cinéma le plus proche pour aller voir Shaun le mouton – le film.